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Mardi, 7 juillet 2026
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Le dialogue social à hauteur d’homme: Alain Martin à Cardif Lux Vie

On parle souvent du dialogue social de façon abstraite. Alain Martin, lui, en parle à partir du réel. Président de la délégation du personnel chez Cardif Lux Vie S.A., aujourd’hui libéré à 100 % pour exercer son mandat, il résume sa mission simplement: être présent, écouter, accompagner et défendre les salariés au quotidien.

Arrivé au Luxembourg en 2001 après une première expérience professionnelle en France, Alain Martin rejoint Cardif en 2012. À ce moment-là, rien ne le destinait encore à devenir délégué. C’est une période plus difficile sur le plan humain qui l’a poussé à s’engager. Il explique avoir voulu agir pour que d’autres ne traversent pas seuls certaines situations au travail. « Moi, j’ai vécu quelque chose de difficile au niveau humain, et je ne voulais pas que d’autres aient à subir ce genre de choses. »

Devenu délégué en 2014, il exerce aujourd’hui son troisième mandat, dont le deuxième comme président libéré. Entre-temps, il a rejoint ALEBA. Ce choix, dit-il, s’est imposé naturellement. Il y a trouvé une approche plus proche du terrain, plus apolitique, et surtout plus humaine.

« J’ai trouvé un syndicat plus centré sur l’humain », résume-t-il.

Pour lui, une fois élu, un président de délégation doit être là pour tous les salariés, sans distinction.

C'est aussi ce qui explique la confiance que son équipe a su construire chez Cardif Lux Vie au fil des élections sociales. Aux yeux des collaborateurs, ce qui compte avant tout, c'est la personne — sa présence, son écoute, sa capacité à agir. « Les gens votent pour l'écoute, l'empathie, la disponibilité, la détermination à défendre les autres », résume-t-il. Dans cette logique, le travail syndical ne tient pas seulement à une étiquette. Il se construit sur la durée, par la constance et les résultats.

Sa méthode est claire: défendre les salariés avec sérieux, sans faire de la confrontation un réflexe. Alain Martin parle d’un travail patient, fondé sur la négociation, pour obtenir des avancées concrètes. Parmi celles qu’il cite figurent la revalorisation des chèques-repas, passés de 10,80 euros à 12,90 euros, puis à 15 euros, ainsi que l’augmentation de l’intervention dans les frais de transport, de 35 à 50 euros. Il évoque aussi le développement des sites hub, qui permettent à certains salariés, notamment frontaliers, de limiter leurs déplacements et d’améliorer leur qualité de vie au travail. « On essaie toujours de leur apporter un peu plus », dit-il.

Mais au-delà des dossiers collectifs, c’est la dimension humaine du mandat qui revient le plus souvent dans ses paroles. Derrière les réunions et les négociations, il y a des situations individuelles: des salariés en difficulté, des périodes d’épuisement, des moments où il faut écouter, soutenir, orienter, parfois simplement être là. C’est dans cet accompagnement qu’il trouve le sens le plus fort de son engagement.

« Le plus gratifiant, c’est de se sentir utile. »

Son témoignage dit aussi quelque chose de plus large sur le rôle d’un syndicat aujourd’hui. Beaucoup de salariés, remarque-t-il, n’en mesurent l’utilité qu’au moment où un problème surgit. Pourtant, à ses yeux, l’adhésion ne devrait pas être pensée uniquement comme un recours en cas de difficulté, mais aussi comme un soutien à un cadre collectif qui protège tous les salariés.

S’il fallait résumer en un mot ce qu’il a trouvé chez ALEBA, Alain Martin choisirait sans hésiter celui-ci: humain. C’est ce mot qui traverse son parcours, sa manière de travailler, et sa vision du dialogue social chez Cardif Lux Vie.

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