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ALEBA et la Chambre de Commerce : un dialogue constructif pour l’avenir du marché du travail luxembourgeois

ALEBA et la Chambre de Commerce : un dialogue constructif pour l’avenir du marché du travail luxembourgeois

Dans le cadre de ses échanges institutionnels, l’ALEBA a rencontré M. Carlo Thelen, Directeur général de la Chambre de Commerce, afin d’aborder plusieurs enjeux clés pour l’avenir du marché du travail luxembourgeois. Cette rencontre s’inscrit dans une volonté commune de maintenir un dialogue ouvert et constructif entre partenaires sociaux, au service des travailleurs, des entreprises et de la compétitivité du pays.

Des constats partagés, des enjeux complexes

Les échanges ont porté sur les défis structurels du Luxembourg : l’évolution de l’emploi, le dialogue social, la formation, le télétravail, dans un contexte marqué par une forte dépendance à la main-d’œuvre frontalière, des enjeux de productivité, de concurrence, d’évolution technologique, des difficultés de transport et de logement, ainsi que par l’évolution des attentes des travailleurs en matière d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Dialogue social : conventions collectives par secteur et par entreprise, un enjeu central pour l’attractivité et la conformité à la recommandation européenne visant 80 % de couverture par CCT

Lors de ces échanges, l’’ALEBA a rappelé son attachement à un modèle social fondé sur des mécanismes collectifs forts, indispensables à la stabilité économique et sociale du pays, tout en tenant compte de l’évolution vers davantage d’individualisation. Un point majeur évoqué : la nécessité de conventions collectives par secteur ou par entreprise, afin de mieux répondre aux spécificités des métiers et des organisations et d’attirer, de maintenir les talents.

Pour l’ALEBA, il est indispensable que les instances tripartites s’ouvrent à d’autres acteurs que les syndicats OGBL et LCGB, qui ne représentent pas tous les employés du Luxembourg. Cette approche syndicale monolithique, n’incluant pas l’ALEBA, politiquement indépendante, ni nos confrères, comporte des risques pour la diversité et la richesse des points de vue.

Cette situation s’apparente à une forme de monopartisme syndical, ce qui limite la diversité des opinions et des solutions. L’ALEBA, syndicat le plus représentatif dans le secteur financier, ainsi que d’autres confrères et les délégués sans étiquette, pourraient contribuer à trouver des consensus pragmatiques pour le développement du pays.

Formation : une offre gouvernementale insuffisante face aux mutations technologiques

L’accélération technologique, notamment avec l’IA et la robotisation, soulève d’après le syndicat un enjeu majeur : comment créer des parcours de formation adaptés dans un contexte où les compétences évoluent rapidement ? L’ALEBA a souligné la nécessité d’un plan d’action gouvernemental ambitieux, regrettant l’arrêt de projets structurants tels que Skillbridge.

Par exemple, un projet de plateforme commune, porté par un consortium bancaire et intégrant des outils d’IA, vise à répondre aux exigences croissantes du régulateur et à renforcer la compétitivité des entreprises. Mais ces initiatives entraînent une réduction significative des emplois. Cela renforce la nécessité d’élaborer des projets ambitieux pour former l’ensemble des employés.

Télétravail : blocages liés aux accords bilatéraux et leurs conséquences sur la productivité, l’attractivité et l’équilibre

L’ALEBA a réaffirmé sa position en faveur d’un droit au télétravail d’un jour par semaine pour tous les employés sans impact sur leur fiscalité, soit environ 50 jours par an.

Pour le syndicat, il serait dommageable qu’un accord ne soit pas trouvé sur le télétravail : bloquer ce sujet en le liant aux négociations fiscales ou aux attentes financières du ministère des Finances français, comme on l’entend parfois, reviendrait à pénaliser les employés et les frontaliers. Cela nuit à l’intérêt collectif européen.

Nous sommes tous perdants, car il est aujourd’hui plus facile d’externaliser certains métiers et services vers d’autres pays, où les prestations sont réalisées à distance, bien au-delà des problématiques de stabilité et des négociations transfrontalières, sans aucune recette fiscale pour le Luxembourg.

Vers des coopérations possibles

Cette rencontre a permis d’identifier des points de convergence et d’ouvrir la voie à une réflexion commune sur la manière dont la Chambre de Commerce et l’ALEBA peuvent se soutenir mutuellement, notamment en matière de montée en compétences des travailleurs, d’attractivité du marché du travail et d’adaptation aux transformations économiques.

L’ALEBA se félicite de la qualité des échanges et réaffirme sa volonté de poursuivre un dialogue responsable et pragmatique avec l’ensemble des acteurs institutionnels, dans l’intérêt des employés qu’elle représente et du modèle social luxembourgeois.

Résumé

ALEBA et la Chambre de Commerce : un dialogue constructif pour l’avenir du marché du travail luxembourgeois

Dans le cadre de ses échanges institutionnels, l’ALEBA a rencontré M. Carlo Thelen, Directeur général de la Chambre de Commerce, afin d’aborder plusieurs enjeux clés pour l’avenir du marché du travail luxembourgeois. Cette rencontre s’inscrit dans une volonté commune de maintenir un dialogue ouvert et constructif entre partenaires sociaux, au service des travailleurs, des entreprises et de la compétitivité du pays.

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